2015 : De l’Himalaya à Paris à pied et à vélo

Le voyage était prévu d’Avril à Novembre 2015. Il a débuté début avril après une marche d’approche de 8 jours pour rejoindre le camp de base du Kangchenjunga (8586m), extrême Nord-Est du Népal et troisième sommet le plus haut de la planète, et s’est achevé à Paris, le 27 Octobre 2015.

Camps de base Kanchenjunga
Kanchenjunga point de départ

L’idée était d’abord de traverser à pieds le Népal d’Est en Ouest par la chaîne de l’Himalaya. Cette première partie de voyage était planifiée sur une durer d’environ trois mois en suivant ce que l’on appelle le « Great Himalaya Trail ».

Ruine lodge vallée everest
Terreur au Népal

Les tremblements de terre survenus au Népal les 25 Avril et le 12 Mai ont bouleversé la vie de millions de gens et donné une tournure différente à mon voyage. Spectateur impuissant de la terre qui tremble et de la stupeur des hommes, j’ai dû slalomer des décombres des villages, et des sentiers disparus pour me réinventer une route, plus loin dans l’Himalaya.

 Le Ladakh, « petit Tibet » du Nord de l’Inde dans l’état du Jammu-et-Cachemire a été une terre d’accueil pour poursuivre mes pérégrinations le long de l’arc himalayen. Seulement 15 jours de marche pour traverser les montagnes arides du Zanskar, ses monastères bouddhistes et ses camps d’éleveurs de Yak.

Mais 15 jours de plus à tremper dans la moiteur du mois de juin des plaines Indiennes pour parcourir les bords du Gange, le Taj Mahal, le Rajastan.

Rencontre Kirghizistan
Rencontre au Kirghizstan

Un avion m’a extrait de l’Inde qui transpire pour me transporter au dessus de ce Pakistan en rouge sur les cartes de France diplomatie et me poser quelques milliers de kilomètres plus loin au Kirghizstan. Pays de steppes, où fleurissent les yourtes, les Edelweiss et les vieilles voitures allemandes dans un décor délavé de Tintin au pays des soviets. A ses frontières dans le massif du Tian shan entre Kazakstan et chine, se déverse du pas lent des montagnes un des plus grand glacier du monde, Inylchek, que j’ai pu arpenter d’Ouest en Est.

Vélo Pamir Highway
La route du Pamir

Et puis fin juillet c’est le départ en vélo depuis le Kirgyztan jusqu’à Paris. Direction le Pamir et son plateau à plus de 4000m d’altitude, ses routes de terre, son sable et ses camions chinois. Puis un détour par le corridor de la vallée du Wakhan pour suivre la rivière du Piandj, frontière naturel avec l’Afghanistan et affluant de l’Amou-Daria. Contraste saisissant dans cette vallée très irriguée entre les champs de blé, les montagnes de sable et les sommets Afghans en glace de plus de 7000m.

Retour exténué à Dushanbé, capitale du Tadjikistan, par manque de temps et face aux délais nécessaire pour obtenir les visas Ouzbek et Iranien je décide de prendre un avion pour la Turquie et de poursuivre depuis la Cappadoce mon aventure à vélo et de débuter ma traversée de l’Europe. Elle m’amena sur la côte Turque, l’Iles de Rhodes et la Grèce, l’Albanie, le Montenegro et sa fabuleuse baie de Kotor, la Croatie, la Bosnie, la Slovenie, l’Italie, la Suisse puis la France.

Vélo en croatie
Sur la côte Croate

Si je devais retenir une chose de ce voyage c’est la formidable capacité qu’a eu le hasard à produire quand le moral baissait et que les jambes se faisaient dures, des moments de pure exaltation donnant un sens aux pires difficultés. Combien de fois, une rencontre, une vallée, le passage d’un col ont figé dans ma mémoire les sensations d’alors.

Il m’est impossible de retracer l’ensemble de mon aventure. J’ai crée ce site pour en partager les meilleurs passages et les plus dures en forme d’invitation au voyage.

 

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