La grande traversée du Zanskar

Fini les péripéties du Népal, les maisons détruites, les sentiers dans la rivière, l’instabilité politique et le sentiment que chacun dans ce pays se cherche un avenir dans le brouillard. Au Zanskar les villages sont Tibétains comme au Dolpo ou aux Annapurnas. La vie est celle des montagnes avec ses élevages de Yaks et ses cultures au pied des maisons. En apparence, rien ne différencie ces deux sœurs de l’Himalaya qui partage la même culture. Rien, sauf l’essor économique que connaît l’Inde au contraire du Népal. Il en résulte une atmosphère plus douce et le sentiment que les personnes sont en meilleure santé dans cette région de l’Himalaya. Comme si les difficultés de la montagne marquaient ici moins les hommes qu’ailleurs. Je mets ça sur une plus grande stabilité politique, un meilleur accès au soin et à l’éducation, une plus grande facilité à se représenter l’avenir.

Cela ne doit pas faire oublier la rudesse de la vie dans ces montagnes. Les routes que construisent les Indiens pour militariser la zone (on est au cachemire) ne tiennent rarement plus d’une année. Quelques semaines avant mon passage, un lac formé récemment par un éboulement s’est rompu formant une vague de 15 mètres et détruisant les dix-sept ponts de la vallée. Quand un événement de ce type se produit au Népal, il y a obligatoirement des morts. Au Zanskar, les moins Lama de Phuktal, un monastère troglodyte surplombant la rivière en question, avaient été équipés par l’armée d’un téléphone satellite leur permettant de lancer l’alerte et déclencher un plan d’urgence. Personne n’a été blessé lors de cet événement malgré la proximité des chemins et des cultures autour de la rivière Zanskar.

Quant à mon histoire, elle débute à Manali, une sorte de Chamonix Indien sans alpiniste ni randonneur mais peuplé par la nouvelle classe moyenne Indienne qui vient ici manger des glaces et prendre un peu de fraîcheur sans jamais s’aventurer en montagne.

J’ai rencontré Vincent dans un bus me menant au départ de la traversée à Darcha. Il est sculpteur et a été enseignant pendant vingt ans aux beaux arts de Paris. Vingt ans c’est l’age qu’il avait quand il est venu pour la première fois au Ladakh, il me fait rencontrer une famille d’agriculteurs qu’il a connu à l’époque. L’un des fils d’une quarantaine d’année, de retour au village pour les vacances, est devenu économiste pour le gouvernement indien sur les questions de réchauffement climatique. Une belle réussite pour cet enfant des montagnes. Nous passons la nuit et la soirée chez eux.

Vincent reste encore 2 jours avec moi. Il est mal équipé, mal préparé, je partage ma tente avec lui. Il fait demi-tour face au mauvais temps. Je patiente une journée sous la tente avant que la météo s’améliore pour m’engager dans le premier col à 5300m.

S’en suivra 15 jours merveilleux à traverser les monts et les vallées du Zanskar. Plus de 250km pour rejoindre le village de Lamayaru au nord du Ladakh. Une expérience physique difficile mais riche de nombreuses rencontres dans les villages isolés qui parsèment cet itinéraire.

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Rédigé par Lionel Pourchier

Je vous racontes sur ce site mes aventures dans le cadre des deux projets de voyage que j'ai réalisé : "De l'Himalaya à Paris" en solitaire en 2015, et le "Tour des terres du Pacifique" en 2017/2018 avec mon amie Kinga Jakubowska.

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